Un titre...

Bonjour. Bonsoir. Selon. Vous voyez. Qui décidez.

Ce blog aura la même utilité que la plupart des autres...
...
...
Elle reste encore à définir...

Je présenterai mes pensées. Textes. Toute chose passant travers ma tête...
Même si n'importe pas.
Tant pis.
Tant pis.

La Terre n'arrêtera pas tourner. Mais pas grave. Peut parler un peu. N'est-ce pas? Peut parler un peu.
Ne vous amuserez pas forcément. Tant pis...

Et même si ça n'a pas d'intérêt tant pis aussi d'ailleurs.


Assez tergiversé. Assez tergiversé...

EDIT: Les articles sont désormais publiés dans l'autre sens...

# Posté le samedi 15 novembre 2008 12:30

Modifié le jeudi 04 décembre 2008 16:03

Je voyageais. [Chapitre 1]

Je voyageais. [Chapitre 1]
Commençons. Commençons.
Voici donc. Le premier chapitre. D'un voyage. Un voyage à travers les rêves.


Je voyageais.

Avant tout. N'est que fiction. Juste fiction. Rien autre. Rien autre...

Je voyageais.
D'un rêve l'autre.
Vers le bonheur.
Jusque demain.
Ou pour l'hier.

Chaque nuit. Chaque rêve. J'oublis réalité. Magnifiques les rêves. Bonnes choses de la vie restent. Mauvaises n'existent plus. Au revoir. Souvenirs douloureux. Je garderai juste les beaux. Je vous revois dans le rêve. Êtes là. Eléments de souffrance deviennent éléments de bonheur. Bonheur absolu. Bonheur absolu. Est-il interdit rêver ? Je sais que j'ai grand bonheur. Je sais réalité pas si horrible. Je sais gens souffrent plus que moi. Je sais. Je sais. Je sais.

Tout le monde sait.
Mais.
Personne n'y prête attention.

Vrai. Bien souvent. Pour donner bonne conscience. « Gens souffrent plus que moi. Sert à rien me lamenter. » Pourtant se lamentent ! Hé. Il existera toujours gens souffrent plus que soi. Toujours. Le sais bien. Le sais bien. Merde. Ca le pire. Sert juste faire culpabiliser. « Regarde. Existent des gens souffrant plus que toi. » Je sais. Je sais. Et ma souffrance ? Est réelle aussi. Alors. Je sais. Gens souffrent plus que moi. Je sais. Je souffre aussi. S'il vous plaît ! Arrêtez-vous. Un instant. Regardez-moi. Souffre. Je souffre. Arrêtez-vous. Un instant. Sur le long chemin. La vie. Et passons moment. Vous. Moi. Parler. Rire. Discuter. Pleurer. Vous. Amis. Et. Toi aussi. Personne souffrant plus que moi. Viens. Moment. Parler. Rire. Discuter. Pleurer. Avec moi. Avec nous.

Je donnerai.
Juste un sourire.
Sur ton visage.
Bien éphémère.
Mais si précieux.

Le besoin de tels moments. Instants gratuits. Juste pour nous. Moments inoubliables. Parce que bonheur absolu n'existe pas. Morceaux. Parties. Fragments de bonheur. Déjà tant. Déjà tant. Les attraper. Fragments de bonheur. Les attraper. Comme viennent. Arrêtez-vous. Instant. Arrêtez-vous. Moment. Petit fragment bonheur. Parlons. Rions. Discutons. Pleurons. Instants si chers. Précieux moments. Ne durent pas. Peu minutes. Heures. Bonheur. Bonheur. Ce bonheur on me donne. Vous me donnez.

Est déjà parti.
Mais.
Tous les souvenirs resteront.

Comment oublier ? Comment oublier ? Hé. Je veux moments comme ça. Tous jours. Toujours. Me faites vivre. Me donnez doux moments. Comment oublier ? Ah. Bien sûr. Recherche du bonheur. Bonheur absolu. Certains croient encore son existence. Abandonnent fragments de bonheur. Pour avoir le tout. Se perdent. Se perdent. Perdent eux-même. Dans recherche du bonheur absolu. Spirale infernale. Lumière au bout le chemin. Oublient doux moments. Ephémères. Si précieux. Pour un éternel. Imaginaire. Illusoire. Lumière. Lumière. Qu'est-elle ? Lumière. Qui la touchera ? Lumière lointaine.

Rayon de lune.
Perçant la nuit.
Allume donc.
Un doux moment.
Juste pour moi.


# Posté le samedi 15 novembre 2008 12:37

Carre! Daufe! M'importe!

Louis-Ferdinand Céline - Règlement.

Je te trouverai charogne
Un vilain soir!
Je te ferai dans les mires
Deux grands trous noirs
Ton âme de vache dans la trans'pe
Prendra du champ!
Tu verras cette belle assistance!
Tu verras voir comment que l'on danse!
Au Grand Cimetière des Bons Enfants!

Mais voici tante Hortense
Et son petit Léo!
Voici Clémentine et le vaillant Toto!
Faut-il dire à ces potes
Que la fête est finie?
Au diable ta sorte!
Carre! Daufe! M'importe!
O malfrat! Tes crosses!
Que le vent t'emporte
Feuilles mortes, soucis!

Depuis des payes que tu râles
Que t'es cocu!
Que je suis ton voyou responsable
Que t'en peux plus!
Va pas louper l'occas' unique
De respirer
Viens voir avec moi si ça pique!
Aux Grandes Osselettes du Saint-Mandé!
Viens voir avec moi si ça pique!
Aux Grandes Osselettes du Saint-Mandé!

Mais voici tante Hortense
Et son petit Léo!
Voici Clémentine et le vaillant Toto!
Faut-il dire à ces potes
Que la fête est finie?
Au diable ta sorte!
Carre! Daufe! M'importe!
O malfrat! Tes crosses!
Que le vent t'emporte
feuilles mortes, soucis!

C'est pas des nouvelles que t'en croques!
Que t'es pourri!
Que les bourman' ils te suffoquent
Par ta mélie!
C'est comme ça qu'a tombé Mimile
Dans le grand panier!
Tu vas voir ce joli coupe-file
Que je vais t'ourlir dans l'araignée!

Mais voici tante Hortense
Et son petit Léo!
Voici Clémentine et le vaillant Toto!
Faut-il dire à ces potes
Que la fête est finie?
Au diable ta sorte!
Carre! Daufe! M'importe!
O malfrat! Tes crosses!
Que le vent t'emporte
feuilles mortes, soucis!

Mais la question qui m'tracasse
En te regardant!
Est-ce que tu seras plus dégueulasse
Mort que vivant?
Si tu vas repousser la vermine
Plus d'enterrement!
Si tu reste en rade sur la pile
J'aurai des crosses avec Mimile!
Au trou Cimetière des Bons Enfants!

Mais voici tante Hortense
Et son petit Léo!
Voici Clémentine et le vaillant Toto!
Faut-il dire à ces potes
Que la fête est finie?
Au diable ta sorte!
Carre! Daufe! M'importe!
O malfrat! Tes crosses!
Que le vent t'emporte
Tourbillons et soucis!

Voilà. C'est fini.


Une chanson pleine de hargne...
Au souffle increvable.
On ne fait plus ça aujourd'hui... On préfère des "merde", "salaud", "pute"... Plus sans aucun sens. Ah, les beaux mots!
Aujourd'hui que tout est banal, banal, juste banal... Oui, c'est ça.
Aujourd'hui qu'on se tait...
Aujourd'hui qu'on fait juste semblant d'avoir des convictions...
Aujourd'hui que la violence des textes fait rire...
Aujourd'hui qu'on est envahi par les idées inadéquates... (et les pouffes aussi...)

Non, non, ça va bien, juste besoin de râler un peu! Ah! Qu'on râle !

Je me lasse pas de l'écouter cette chanson...

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 08:28

Modifié le mardi 23 décembre 2008 11:49

Je voyageais. [Chapitre 2]

***

Lumière. Lointaine. Lumière. Lointaine. Pas l'envie toucher la lumière lointaine. En a suffisamment. A l'intérieur les rêves. Les rêves. Les rêves. Comme sont beaux. Les rêves. Pourtant. Pourtant. Sont pièges de réalité. Les rêves. Les rêves.

Il s'est enfui dans le rêve.
Est revenu au matin.
Et en ouvrant la fenêtre.
A voulu y retourner.

Appellent ça désillusion. Tueuse désillusion. Mais. Bien elle soit venue pour moi. Ne peux oublier rêves. Rêves. Lointains. Je veux des rêves ! « Rêves sont pour qui ne peut vivre temps présent. » Faire part des choses. Est vrai. Si rêve trop. Profitera pas la vie. Mais les rêves. Mais les rêves. Sont si beaux. Oui. Tellement. J'aime rêves. J'aime rêves. Mais je veux aimer présent. Mon présent.

Entre deux rêves.
S'est aperçu.
Tout un moment.
Avait déjà.
Eté passé.

Danger. Danger. Perdre soi-même. Se perdre. Dans le temps. A cause les rêves. Rêves hors le temps. L'on peut passer vie hors le temps. L'éveil. N'arrive qu'à la fin. Quand ne reste rien. Plus présent. Plus futur. Aucun passé. Juste rêves. Derrière soi. Et. Devant. La mort. La fin. Bout du chemin. Il ne reste que désillusion. Et réminiscences de rêves. Reste juste ça. Juste ça. Meurt hors le temps. Tandis réalité revient. Tandis soi-même revient. Oublié par temps. Oublié passé. Oublié présent. Oublié par tout. Reste juste rêves. Mais plus temps. Jamais. Jamais assez temps. Déjà l'au revoir. Déjà l'adieu.

Il a vécu dans le rêve.
Mais meurt dans réalité.
A oublié le revoir.
Il ne s'est pas réveillé.

Endormir pour éternité. Endormir. Endormir. Et rêver. Rêve attire. Rêve attire. Rêve de bonheur. Tendant main. Vers le sommeil. Profond. Rêve attire. Entoure. Aspire. Emporte. M'emporte. Ha. Doucement. M'emporte. Dans silence. Dans sommeil. Sommeil profond. M'attire. M'aspire. M'emporte. Rêve. Rêve. M'emporte. Je m'en vais. M'en vais... Loin.
Loin. Dans rêve. Pour un voyage. Un voyage. Voyage...

Ne dis plus mot.
Ne dis plus mot.
Car maintenant.
T'en es allé.
Loin vers le rêve.

N'éteins pas lumière. N'oublie pas me réveiller...

# Posté le vendredi 21 novembre 2008 11:59

Je voyageais. [Chapitre 3]

Je voyageais. [Chapitre 3]
Silence. Silence. Suis là. Assis. Entouré par silence. Attendant. Attendant. Sur le banc. Regard vagabond. Je pars. Je pars. Loin. Pour loin. Vers loin. Long voyage. Long. Long. Voyage. Je pars pour long voyage. Pas destination. Aucune idée ce je verrai. Tant pis. C'est un long voyage. Long. Long. Regard sur les rails. Rails. Viennent d'infini. Vont vers infini. C'est un rêve. Un rêve. Voyage travers le rêve. Voyage à travers rêve. Suis prêt. Je pars. Je pars. Loin. Loin. Pour long voyage.

J'attends train. Regard plongé dans scène. Le rêve. Le rêve. J'attends train. Assis. Silence. Sur le banc. Attends. Attends. Assis. Sur le banc. Suis là. Attendant. Le train. J'ignore quel train. N'importe. Sera le bon. Le sais. Il arrivera. Le train. Pour nulle part. Le train. Pour infini. Partirai. Loin ici. Loin tout. Dans rêve. Le rêve. Rêve infini.

Je pars pour voyage dans rêve.
Regard perdu vers l'horizon.
Je voudrais bien oublier d'être.
N'oublie pas de me réveiller.

Gare. Au milieu champ de fleurs. Fleurs. A perte vue. Perte vue. Seule la gare. Au milieu champ de fleurs. Rien autre. Rien autre. Regard vagabond. Perdu dans champ de fleurs. Tant couleurs. Tant couleurs. Enivrantes. Au milieu le champ. La gare. Gare. Grise. Morne. Triste. Au milieu les couleurs. Et j'attends. Attends. Attends. Dans gare. Sur le banc. Regard sur les fleurs. Etendue infinie. C'est rêve. Juste rêve. Scène silencieuse. Pas bruit.

« Hé bien. L'jeune homme. Pourquoi êtes là ? Attendant le train ? »

Chef de gare. Vieil. Semble là depuis toujours. Las. Las. Très las. Plus rêve dans son regard. Et moi. Suis là. Suis là. Partant recherche dans rêves. Je réponds pas. Lui aussi appartient au rêve. Partie le rêve. Tout ici. Rien que rêve.

« Encore un s'en va s'perdre. »

Encore un s'en va se perdre.
Dans un brouillard n'existe pas.
Si je suis là dans le rêve.
C'est pourtant pour retrouver « moi ».

Soudain. Vieillard. Semblait errer depuis toujours. Son uniforme gare. S'agite. Réveille. Gigote. Active. Attrape sorte haut-parleur. Cri. A travers champ de fleurs. Cri. Qui pourra entendre.

« Arrive ! Arrive ! Activez ! Activez ! Eloignez-vous bordure le quai ! Arrive ! Arrive ! »

Frénésie. Incontrôlée. Semble rajeuni. Yeux illuminés. Et continue. Continue. « Arrive ! Arrive ! » Me lève. Regard sur les rails. Rien. Rien tout. Pas train. Rien. Pourtant. Pourtant. Vacarme. Vacarme. Immense. Enorme. Résonne. Et autre. Continue crier. Silence effacé. Pourtant rien. Sur rails. Rien. « Est là ! Est là ! » Il crie. Est là ? Est là ? Vois rien ! Grincement. Grincement. Puis rien. Plus rien.

« Passager ! Passager ! Allez ! Allez ! Embarque ! Embarque ! »

S'adresse à moi. Veux bien. Mais embarque où ? Pas temps poser question. M'attrape le bras.
Traine au bord le quai. Balance sur voie.

Flou. Flou. Avant sombrer. L'impression entendre voix.

Fais bon voyage.
Juste.
Pense un petit peu à nous.

Oui. Oui. Oublierai pas. Oublierai pas. Ai entendu. Ai entendu. N'oublie pas me réveiller... N'oublie pas...

Bon voyage.
Bon voyage.
Me suis déjà endormi.

# Posté le samedi 29 novembre 2008 16:53